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dimanche 3 avril 2011

Saint-Saturnin


Le château de Saint-Saturnin se situe sur la commune de Saint-Saturnin, dans le département du Puy de Dôme.


Le château est entouré de douves maçonnées qui font partie de l'ancien système défensif comprenant un ensemble de constructions dont restent encore les vestiges archéologiques. Au delà des douves, s'étendent des jardins délimités par un mur d'enceinte et autrefois aménagés en parterres à la française, l'enceinte du château présente des décrochements et des tours de flanquement dont subsistent les parties basses. Le château est formé d'un corps de logis allongé,  avec 2 ailes en retour. La construction de l'édifice semble remonter au XIIIe siècle, avec remaniements datant de la fin de l'époque gothique.

Château fort de Saint Saturnin 63450 Saint Saturnin, ouvert tous les jours du 1er juillet au 15 septembre, de 10H à 19H (dernière visite vers 18H). 


Sources et photos : Châteaux en France 

Olliergues


Le château d'Olliergues se situe sur la commune d'Olliergues, dans le département du Puy de Dôme.

La forteresse est connue depuis l'antiquité. A l'époque où la Gaule était controlée par les légions romaines, Olliergues était une citadelle réputée imprenable et nommée Olerg.

Construite sur un rocher ceinturée par la Dore et un de ses bras, la forteresse était constituée d'une triple enceinte dont les fondations sont encore visible. La place fut une puissante seigneurie de 1208 à 1789. En 1357, Jean de la Tour fit construire 5 tours pour renforcer les murailles, afin de protégé le village des routiers sans emploi depuis la déroute de Poitiers. Vers 1470, Agne IV de la Tour édifia un donjon carré crénelé muni de 4 poivrières. Dans son sous-sol se trouvait de grandes caves servant de prisons. En 1577, le signeur dut faire face à une troupe de 150 Huguenots commandés par Montbrun. L'assaillant réussit à détruire un tier de la ville, mais repoussés et poursuivis par les villageois, les protestants furent vaincus à Grun Batailler et Montbrun lapidé.

La forteresse fut peu à peu abandonné par la famille pour une résidence plus fastueuse. Sans entretiens, les murailles extérieures s'effondrèrent et seul subsista le donjon et l'enceinte intérieure.

Sources et Photos : Châteaux et Moyen Age 

Viverols

Entrée du chateau.

Le château de Viverols se situe sur la commune de Viverols, dans le département du Puy de Dôme.

Le château de Viverols mérite une visite à cause de l’intérêt archéologique qu’il représente et en raison des souvenirs qu’il évoque.

La terre de Viverols, qui était une des quatre châtellenies du Livradois, avait pour vassaux : Le Grand Prieur d’Auvergne, les Seigneurs de Montravel, de Vertamy, de Fraissonnet, de Croz, de Montcelard, du Cluzet et du Chassaing. Au XIe siècle, Viverols appartenait aux De Baffie, vieille famille d’Auvergne, probablement originaire du Velay.Marcellin Boudet faisait descendre cette famille des SEMUR en Brionnais. Dalmas de Baffie possédait cette seigneurie en 1070.

Les tours du chateau.
Eléonore de Baffie, fille de Guillaume le Vieux et d’Eléonore du Forez, à la mort de son frère, resta seule héritière de cette puissante maison (1244- ?). L’Abbé Grivel dans ses chroniques du Livradois nous parle longuement de cette aimable personne et nous la présente comme une sainte. Eléonore épousa Robert V, Comte d’Auvergne. Elle eut beaucoup à souffrir du caractère inégal de son mari, celui-ci fut excommunié pour avoir fait emprisonner Imbert De La Tour, Chanoine de Paris. A la mort d’Eleonore (1285), la terre de Viverols entra dans le domaine des Comtes d’Auvergne et y resta un siècle. Jean II, Comte d’Auvergne au XIVe siècle vendit Viverols à Morinot de Tourzel, seigneur d’Allègre, Chambellan du Roy. Morinot eut pour fils Yves Ier et pour petit-fils Jacques d’Allègre. Yves II, fils de Jacques, qui fut Lieutenant Général des armées de Charles VIII et de Louis XII mourut glorieusement à Ravenne, il était seigneur de Viverols en 1510. Le troisième fils d’Yves II, Christophe, qui épousa en 1530 Madeleine Le Loup De Beauvoir, devint ensuite possesseur de Viverols. Il eut pour fils Gaspard, Chevalier de l’Ordre du Roi, qui épousa Charlotte De Beaucaire.

La terre de Viverols resta dans la maison des Allègre jusqu’au XVIIe siècle. En 1665, Claude Allègre, Marquis De Beauvoir, fit un échange avec François d’Aurelle, Marquis De Colombine. Claude prit la moitié du Domaine de Crest et François d’Aurelle devint seigneur de Viverols. Jeanne Henriette d’Aurelle, héritière de cette maison épousa au début du XVIIIe siècle Joseph de Montagut, Comte de Bouzol, Inspecteur Général de la Cavalerie.

Les De Montagut gardèrent leur terre jusqu’à la Révolution. Cette famille possédait le beau château de Bouzol dans la vallée de la Loire, à quelques kilomètres du Puy, et les châteaux de Plauzat et de Montravel en Auvergne. Les De Montagut séjournaient peu à Viverols, ils habitaient surtout à Plauzat, cependant ils ne délaissèrent pas tout à fait leur vieux manoir du Livradois, puisqu’ils y firent d’importantes réparations en 1740. Vers le milieu du XVIIIe siècle, la famille de Montagut s’allia par mariage à la famille de La Salle, de cette union naquit Joachim De Montagut, dernier seigneur de Viverols. En 1783, il épousa Anne-Pauline de Noailles, fille du Duc D’Ayon De Noailles et arrière-petite-fille par sa mère, du Chancelier d’Agnesseau. Il ne reste plus du château de Viverols que des ruines, mais ces ruines ont encore belle allure et donnent à ce petit coin d’Auvergne beaucoup de caractère. L’emplacement de cette forteresse avait été judicieusement choisi. La butte de Viverols se trouve en effet placée à un point stratégique important au débouché de la vallée de l’Ance, à proximité de la route allant d’Ambert à Craponne-Sur-Arzon et à Usson-En-Forez. Il est difficile de préciser la date à laquelle on commença à construire le château. Il est probable qu’avant l’édification de la forteresse, dont on voit aujourd’hui les ruines, il y eut au sommet de la colline une tour à motte comme il en existait aux Xe et XIe siècles. D’après certains renseignements, dont on ne peut garantir l’authenticité, une première forteresse aurait été élevée au XIe siècle par un certain Jacob de Viverols. Elle aurait été détruite sur ordre de Louis XI au XIIe siècle par le Baron d’Urfé, puis reconstruite au XIIIe siècle par les De Baffie. Le plan général du château est pentagonal. De profonds fossés entouraient jadis les bâtiments seigneuriaux, les écuries, les communs ; ces fossés sont malheureusement comblés. Au sud et à l’ouest, la forteresse profitait d’une défense naturelle, la colline est de ce côté-là très abrupte et il est difficile de l’aborder. Au contraire, à l’est et au nord, le terrain s’en va en pente douce et l’accès au château est aisé, aussi de ce côté-là éleva-t-on de fortes murailles flanquées de trois tours rondes.

La chapelle du château se trouvait sur le prolongement des bâtiments seigneuriaux, elle était dédiée à Sainte Anne. C’était une petite construction de forme carrée, elle a entièrement disparu, c’est à peine si l’on en aperçoit les fondations. Au sud, deux terre-pleins, disposés en gradins, marquent les emplacements des enceintes primitives, une curieuse poterne malheureusement obstruée permettait de passer de l’enceinte supérieure dans celle inférieure. On appelle cet endroit les « Murettes ».

Les tours du chateau.
Les tours sont du XIIIe siècle. Celle qui fait face au nord-est a perdu son couronnement, elle peut avoir encore 10 ou 1é mètres de haut, les murs qui ont 2 mètres d’épaisseur sont construits en appareil irrégulier. On pénètre à l’intérieur par une petite porte basse dont le tympan semi-circulaire repose sur deux consoles moulurées. Au rez-de-chaussée se trouve une salle voûtée en coupole, une ouverture pratiquée dans le sol, donne accès à une salle souterraine. Naturellement on « décore » ce réduit du nom d’ «oubliettes », il s’agit en réalité d’une réserve à vivres… La tour suivante qui fait face au nord présente un dispositif analogue à celui de la tour nord-est, même porte basse, même salle voûtée, même réduit souterrain. Un étroit escalier permet d’arriver au sommet. Cette tour fait une quinzaine de mètres de hauteur. On remarque, percées dans l’épaisseur du mur, de belles archères et près du sommet, les trous carrés marquant l’emplacement des hourds.

Il ne reste plus rien de ces merveilles, les bâtiments seigneuriaux sont en ruines à présent. La partie du château la moins en ruine se trouve à l’ouest. Il existe encore un bâtiment de 35 mètres de long et de 6 à 8 mètres de large dans lequel on remarque 5 salles voûtées, ces salles sont en bon état mais elles n’ont aucune décoration. C’est là que logeait la garnison de la forteresse.

En face de cette construction, on peut voir un beau puits du XVIe siècle, il était jadis profond, mais les gamins du village à force d’y lancer des pierres l’ont peu à peu comblé. Ce puits est orné de blasons, on distingue celui des Tourzel et de Le Loup.

La troisième tour, celle du nord ouest, est démolie, elle renfermait des salles voûtées et un escalier à vis. La porte d’entrée du château fait face à l’est, elle était défendue par une herse. On voit encore les rainures des chaînes du pont-levis, et au sommet, des restes de mâchicoulis et une sorte de gargouille représentant un animal. A gauche se trouve le bâtiment du corps de garde qui est fort délabré, à l’angle sud, il y avait une élégante échauguette, il en subsiste une partie. L’ensemble de cette partie ne paraît pas antérieur au XVe siècle.

La porte une fois franchie, on pénètre dans la cour, celle-ci est divisée en deux par un édifice de plan polygonal datant de la fin du XVe siècle, c’est là qu’étaient les écuries ; quarante chevaux pouvaient sans peine y être logés. Autrefois ce bâtiment n’était pas isolé, il était rattaché aux constructions du sud et un passage voûté donnait accès à la seconde cour. On voit encore très distinctement l’amorce de la voûte et le pavement du passage.

La « Maison du Maître » était au sud, défendue extérieurement par une tour semi-cylindrique qui subsiste. Cette partie du château fut remaniée au XVe et XVIe siècles, les fenêtres étroites furent remplacées par de jolies ouvertures « renaissance » à meneaux, les salles furent décorées avec goût. Il existait, paraît-il, à Viverols de forts beaux plafonds à caissons dorés qui faisaient l’admiration des visiteurs.

Sources et photos : Wikipéedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Viverols

Du château fort subsiste une enceinte flanquée de quatre tours et d'un pavillon d'entrée, dont la forme générale est à peu près entagonale. La face ouest de l'enceinte est occupée par un corps de logis flanqué d'une tour  à chaque extrémité. Le front sud se compose  de deux parties. Celle de gauche  possédait un corps de logis disparu. Deux tours sont percées d'archères elles semblent dater du XIIIe, ainsi  que leurs courtines et les parties basses du corps de logis ouest, ce corps de logis a été remanié au XVIe siècle et percé de fenêtres à meneaux. Il renferme des cheminées, un escalier à vis dans l'angle qui se termine par une voûte.

Le bâtiment d'entrée doit remonter au XVIIe siècle,  et garde les traces des chaines  et du tablier de l'ancien pont levis. Le bâtiment situé à sa gauche, de la même époque, est flanqué d'une échauguette.

Au pied de la courtine sud se trouve une poterne du XIIIe siècle. Le pavillon situé au centre de la cour remonte au XVIe siècle, ainsi que le large puits à armoiries situé dans la deuxième cour...

Château fort de Viverols 63480 Viverols, visites libres des extérieurs, il ne reste plus du château de Viverols que des ruines. Mais ces ruines ont encore belle allure et donnent à ce petit coin d'Auvergne, beaucoup de caractère. (Châteaux en France

samedi 26 février 2011

Bailli


Le Château du Bailli se situe sur la commune de Besse-et-Saint-Anastaise, dans le département du Puy de Dôme.

Cet édifice était la résidence du juge-châtelain, baile ou bailli, représentant le seigneur suzerain. Le mur nord et la tour en saillie à son extrémité ouest, appartenaient aux remparts que les habitants eurent permission d'élever en 1406 & 1417, permission renouvelée en 1436 et 1449 par le roi Charles VII. Flanquée de six tours et entourée de larges fossés, l'enceinte ouvrait par une poterne et trois portes.

De l'ancien château ne subsiste plus qu'un corps de logis qui était appuyé au rempart & perpendiculaire à celui ci, c'est un bâtiment du début du XVe siècle dont il reste la masse principale avec une tour, le pignon sur le rempart avec des restes de mâchicoulis et d'échauguette et une façade latérale.

Le bâtiment présente, au sud, une façade entièrement refaite au XIXe siècle. La façade la plus intéressante et la mieux conservée est celle qui s'ouvre au nord, dans l'alignement des anciens remparts...

Château du Bailli 63610 Besse et Saint Anastaise, propriété de la commune, vestiges visibles du chemin qui passe derrière l'église. 

Apchat


Bâti au XVe siècle (donjon), modifié au XVIIIe (porche) sans doute pour en améliorer les conditions d'habitat, le manoir dépendait à l'origine des ducs de Mercoeur. L'édifice se compose de trois corps de bâtiments entourant une cour rectangulaire fermée par  un portail monumental. Le premier corps de bâtiment est  un ancien donjon à base carrée auquel est accolé un bâtiment plus récent. L'ancien donjon présente un aspect massif et a conservé un contrefort marquant sa destination défensive. A l'angle donnant sur la cour, se trouve la tourelle d'escalier qui a conservé 3 bretèches à sa partie supérieure. Le troisième bâtiment, formait les anciens communs. Le commun est un édifice caractéristique de la région : petit bâtiment rectangulaire prolongé par un pavillon à base carrée un peu plus élevé. Le porche situé sur le mur reliant le donjon au commun, comportait autrefois deux portes, l'une à gauche pour les piétons, l'autre au centre pour les attelages. Une troisième a été percée puis murée...

Château d'Apchat 63 Apchat, propriété privée, ne se visite pas.

Allagnat


Le Château d'Allagnat se situe sur la commune de Ceyssat, dans le département du Puy de Dôme.

Château bâti autour d'une cour, sur les vestiges d'un ancien château fort appartenant aux seigneurs de Murat (leur blason est à l'entrée), et dont il reste essentiellement un ancien donjon circulaire, probablement du XIIIe ou du XIVe siècle. Un texte de 1680 mentionne  un pont-levis disparu. Les bâtiments accolés à cette tour médiévale, à l'ouest de la cour, et  qui abritent aujourd'hui le logis, datent principalement  du XVIIe siècle. Une tourelle d'escalier en vis  dessert la partie sud  des bâtiments. Le corps de logis  se situe alors au nord, il a été incendié  en 1945, après avoir été occupé. Les restes de ce logis sont aujourd'hui des dépendances (anciennes cuisines, four, cellier, grenier...).

Les propriétaires sont au XVIIe siècle les de Chabannes, seigneurs de Nébouzat, puis les Roussel, seigneurs de la Batisse. Au XVIIIe siècle,  la propriété appartient  aux Jouvenceau (faïencerie de Clermont-Ferrand), et passe en 1797 aux Culhat de Chamond. Elle y reste jusqu'en 1911. Cette famille fait ajouter un avant corps à la partie sud est du château, au début du XIXe siècle. Le jardin d'agrément, à l'est de la propriété, est refait au début du  XIXe siècle. Au XXe siècle, ce sont les Rochette de Lempdes, à la suite de Madame des Mazis, qui possèdent Allagnat.

Le château a conservé une communication directe avec une tribune privée de l'église voisine.

Le jardin d'agrément, comprenant, une plantation de hêtres, un jardin potager,  des buis, une fontaine avec vasque à godrons, a été replanté au cours du XIXe siècle.

Château d'Allagnat 63210 Ceyssat, propriété privée, visite des extérieurs uniquement.

Sources : Châteaux en France

mardi 25 janvier 2011

Donjon de Montpeyroux


La Tour de Montpeyroux (altitude 490 mètres au sommet) est située sur la commune de Montpeyroux, dans le département du Puy de Dôme.

Construit au XIIème siècle dans le style Philippe-Auguste, le donjon de Montpeyroux se situe au sommet d’une colline dominant l’Allier. De plan circulaire, il comprend trois étages; du premier étage, entrée du donjon, on accède aux étages supérieurs par un escalier intra muros alors que le passage vers le rez-de-chaussée se fait par une trappe. Actuellement, la salle du rez-de-chaussée sert d’entrée et chaque salle a conservé ses voûtes. De la plate-forme qui couronne le donjon, s’étale une vue panoramique sur la chaîne des Puys, le massif du Sancy et les monts du Cantal. Au centre de l’enceinte fortifiée, le donjon commande la défense non seulement du bourg médiéval qu’il domine de plus de trente mètres mais aussi des petits villages des alentours dont il assure la protection. Comme la plupart des constructions de la région, le donjon est construit avec la pierre de Montpeyroux, un grès appelé arkose qui donne des reflets dorés aux bâtiments. Fief confié par le roi Philippe Auguste aux seigneurs de la Tour d’Auvergne, Montpeyroux a connu comme seigneur au XVIème siècle Catherine de Médicis et sa fille Marguerite de Valois surnommée la «Reine Margot». (Le Château en Belgique et en France

Accès aux escaliers intra muros.
Salle voûtée avec une cheminée.
Trappe vers le rez-de-chaussée.

La Barge


Château de la Barge du XIIIe: XVIe; XVIIe et XVIIIe siècles qui fait l'objet d'une inscription à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 3 juin 1975. Il est situé sur la commune de courpière dans le département du Puy de Dôme.

Château de la Barge dont la seigneurie est mentionnée dans les archives dès 1190, avec chapelle du XVIe siècle. (Wikipédia)


Château de plaine construit à proximité d’un gué de la Dore, la maison forte de Courpière a conservé ses douves ; de plan rectangulaire, elle est cantonnée de quatre tours qui lui donnent sa vocation défensive. Au XVIème siècle, la famille de La Barge transforme la maison en une résidence et intègre dans son architecture des éléments empruntés à la Renaissance. Principale illustration de cette modernisation, la terrasse à hauteur du premier étage est soutenue par des colonnes en façade ou des arcades en pourtour de tours. Composée de 400 balustres, elle conduit au toit en terrasse de la chapelle reconstruite après les guerres de religion (1569). Cette chapelle contient quelques fenêtres gothiques ornées de vitraux peints du XVIème. La cour d’honneur est garnie de quatre carrés de pelouse et entourée par la maison du jardinier et des dépendances organisées en "U" autour d'une basse cour séparée de la cour d'honneur par la chapelle et un parterre de buis. Dans la prolongation de l'axe du château et de la cour d'honneur, le jardin en terrasses ordonancé à la française est construit autour de trois rectangles ayant en leur centre un bassin et prolongé d'une pelouse clôturée par un mur avec un pavillon à chaque extrémité. (Le Château en Belgique et en France)

Château de la Barge : jardins dans l’axe du logis.
Le château de la Barge et ses communs.
Chapelle et vitraux XVIe.

samedi 22 janvier 2011

Ravel


Le château de Ravel est situé dans la commune de Ravel, dans le département du Puy-de-Dôme, en Auvergne. Ancienne forteresse royale du XIIe siècle, réaménagé sans destruction au XVIIIe siècle, au jardin dessiné par André Le Nôtre, il a été l'hôte du tournage du film Les Choristes.


Histoire.

Le premier occupant du château de Ravel qui est attesté en 1147 est Pierre de Ravel. Devenu propriété royale sous Philippe III le Hardi et Philippe IV le Bel il est donné en 1300 par Philippe le Bel à son chancelier de France Pierre Flote, qui eut de son mariage avec Flandrine de Châtillon-en-Bazois deux enfants : Françoise de Flote et Guillaume de Flotte de Ravel, sénéchal de Toulouse avant de devenir lui aussi, en 1317, chancelier de France.

Il appartient ensuite aux familles de Chauvign, à une branche de la famille d'Amboise, puis à une branche de la famille d'Estaing. L'amiral d'Estaing y fit faire des travaux et y laissa de nombreux souvenirs de marine. Charles de Riberolles de Beaucène l'achète en 1806.

Il se visite et la visite comporte une exposition de céramiques du XIXe fabriquées au château.

Architecture.

Le château de Ravel comporte une partie médiévale le donjon du XIIIe siècle cinq tours anciennes dont une octogonaleles et à l'intérieur la salle des États, d'architecture gothique' ornée d'emblèmes héraldiques qui remonte au XIIIe siècle est une des plus anciennes frises héraldiques de France La chapelle est elle aussi gothique.

Les écuries datent du XVIIe siècle.

La transformation en demeure seigneuriale classique au XVIIIe siècle a respecté l'ossature gothique et la grande façade sur cour s'ppuie sur les tours médiévales. La galerie d'entrée, l'escalier et la salle à manger au rez-de-chaussée, la grande galerie et le salon de musique au premier étage sont des pièces d'ordonnance classique.

Le château, la chapelle ainsi que les terrasses avec leur mur de soutènement et le petit parc ont été classés MH le 2O mai 1958.

Parc et jardins.

L'imposante terrasse a été dessinée par Le Nôtre, elle domine la plaine de la Limagne et le panorama permet de découvrir la chaîne des Dômes et des monts Dore. Les jardins du château ont été inscrit au pré inventaire des jardins remarquables. Ils comportent la terrasse en terre-plein, l'escalier indépendant, le petit parc avec son allée et son bassin et le jardin potager.




Sources : Wikipédia 

Martinanches


Le Château des Martinanches du XIe siècle (à 4,5 km du bourg de Saint Dier d'Auvergne en direction d'Ambert), est situé dans la commune de Saint Dier d'Auvergne, dans le département du Puy de Dôme.

mardi 18 janvier 2011

Tournoël


Tournoël est un château fort médiéval partiellement en ruines, situé sur éperon rocheux à 594 m d'altitude (contrefort du puy de la Bannière) qui surplombe la plaine de la Limagne (350 m d'altitude environ au niveau de la ville de Riom). Il est situé sur la commune de Volvic dans le Puy-de-Dôme en France.


Toponymie.

L'écriture du nom sous la forme « Tournoël » est assez récente. Avant le XIXe siècle, on trouve dans les documents écrits en français les orthographes suivantes : Tournoille, Tournoelle, Torniel, Tornoele, Tornelle, etc.

Ce toponyme signifierait « petite tour », à mettre en relation avec le terme « tournelle» qui s'en approche.

Les titres latins médiévaux qui donnent Tornolium, Turnollia ou Turnoialium mènent à une autre hypothèse. Le radical Turn ou Torn signifierait « hauteur », une explication plausible vu la situation dominante du château sur la plaine.

Objectif stratégique.

Le château de Tournoël, en surplombant la plaine de la Limagne, surveillait les environs de la bonne ville de Riom, capitale marchande et judiciaire de Basse-Auvergne, ainsi que l'abbaye royale de Mozac. Dans un rayon de 5 km, Tournoël était donc un contre-pouvoir seigneurial dans ce triptyque de puissances consulaires, royales et religieuses.

Son isolement sur cette avancée volcanique (puy de la Bannière) assurait également une sécurité accrue pour s'y replier. D'ailleurs, le château de Tournoël était réputé « inexpugnable» ou « imprenable, défendu à l'extérieur par des pentes très élevées, des vallées très profondes, des tours et des murs multipliés, garni à l'intérieur d'hommes armés et de provisions », comme le décrit Guillaume Le Breton au début du XIIIe siècle.

Bertrand de Tournoël.

Les origines du château sont incertaines car aucun document n'existe avant le XIe siècle. La première mention d'un possesseur de Tournoël remonte aux années entre 1076 et 1096 contenue dans un document conservé aux Archives départementales du Puy-de-Dôme. Dans cet acte, Bertrannus (Bertrand en français), seigneur de « Tournoile » (toponyme de l'époque), s'était emparé de l'église de Cébazat qu'il restitue au chapitre cathédral de Clermont.

Tournoël, une possession des comtes d'Auvergne.

La famille des comtes d'Auvergne prend possession du château à une date inconnue. Guy II d'Auvergne le possède au moins depuis 1190.

Tandis que Guy II favorise les prétentions de Richard Cœur de Lion sur l'Auvergne, son frère Robert, évêque de Clermont est partisan du roi Philippe-Auguste. De ces tensions entre les deux frères, on retiendra la captivité à Tournoël de l'évêque de Clermont Robert en 1199.

En 1210 ou 1211, Guy II attaque l'abbaye de Mozac et son prieuré des moniales de Marsat. Bernard Itier, moine et bibliothécaire de l'abbaye Saint-Martial de Limoges (né vers 1163 et mort en 1225), raconte l'épisode dans sa Chronique : « Cette année (1211), Guy, comte d'Auvergne, détruisit de fond en comble le monastère de Mozac ; il emporta même le corps de saint Austremoine dans une de ses places. À cause de cela, il subit des mesures répressives de la part du roi de France ». En effet, le roi Philippe-Auguste trouve le prétexte de l'attaque d'une abbaye royale, qu'il doit donc protéger, pour accaparer le comté d'Auvergne. Fin 1212, le roi envoie son armée commandée par Guy de Dampierre, seigneur de Bourbon, qui assiège et prend le château de Tournoël. Guy II perd quasiment toutes ses possessions en Auvergne, ne conservant que la région autour de Vic-le-Comte. Philippe-Auguste ordonne la restitution des biens appartenant à l'abbaye de Mozac.

C'est cet événement - le siège de Tournoël - qui permet d'annexer pour la première fois la Basse-Auvergne au domaine royal. Les territoires confisqués par le roi sont appelés "terre d'Auvergne".

Un château royal.

En 1213, Guy de Dampierre prend donc possession du château au nom du roi.

Il adresse à son maître l'inventaire du château dans une missive datée du 20 décembre 1213.

Guy de Dampierre décède le 18 janvier 1216. Son fils Archambaud VIII lui succède et conserve la propriété de Tournoël, sur décision du roi.

En 1225, le roi Louis VIII prévoit de transmettre toutes ses possessions auvergnates à son fils Alphonse de Poitiers (qui deviendra à l'occasion comte d'Auvergne). Le comté d'Auvergne, tout comme le comté de Poitiers et la Saintonge, est donc concédé en apanage. Alphonse de Poitiers prend réellement possession de la terre d'Auvergne à sa majorité, en 1241. La ville de Riom devient la capitale de Basse-Auvergne à laquelle Alphonse accorde en 1270 une charte de franchise, appelée « l'Alphonsine ». Le prince Alphonse réside à plusieurs reprises dans son château de Riom mais aussi à Tournoël en 1251. Suite à son décès en 1271, la terre d'Auvergne retourne à la Couronne de France.

L'échange avec les héritiers de Géraud de Maulmont.

En 1306, le roi Philippe le Bel conclut une convention avec les héritiers de Géraud de Maulmont (ou Maumont), une famille de haute noblesse limousine qui est possessionnée à Saint-Julien-Maumont. Tournoël, Châteauneuf et une partie de la seigneurie de Cébazat sont échangés contre des places stratégiques entre Limousin et Périgord, dont Bourdeilles, Châlus Chabrol et Châlus Maulmont ( tous deux situés sur l'actuelle commune de Châlus), pour mieux contrer le domaine anglais d'Aquitaine en renforçant cette frontière.

Pierre de Maumont devient officiellement seigneur de Tournoël le 12 février 1313. Il décède en 1345 et n'a qu'une fille unique pour descendance, Marthe, qui transmet de fait le château à son mari, Géraud, seigneur de la Roche en Limousin.


Géraud de La Roche décède à une date inconnue. C'est son fils, Hugues de La Roche qui hérite de Tournoël.

  * Hugues

Hugues de la Roche (v.1335-1398), surnommé le chevalier sans pareil, Maréchal de la Cour pontificale et Recteur du Comtat Venaissin. Ses armes se blasonnaient : de gueules à trois fasces ondées d'argent

Hugues était le fils de Géraud, seigneur de la Roche, aujourd’hui la Roche-Canillac.

Peu après l’accession de Clément VI au pontificat, il quitta le Limousin pour rejoindre Avignon. Tout de suite introduit dans l’entourage du pape, il se fit remarquer à tel point qu’en 1343, il épousa Delphine Roger de Beaufort, une des nièces du Souverain Pontife, et que celui-ci le nomma Recteur du Comtat le 10 septembre 1344.

Le couple eut une fille, elle aussi dénommée Delphine, qui épousa Elzéar, vicomte d’Uzès (1361-1390), que ses pairs considéraient comme la fleur de la chevalerie française. Mais l’épouse du Recteur succomba à la Peste Noire, en 1348.

Un an plus tard, le Recteur se remaria avec Isabeau de Maumon. Elle lui apportait en dot le château de Tournoël, en Auvergne, et Châteauneuf-sur-Sioule.

Nommé Maréchal de la Cour pontificale, il fut souvent le procureur du vicomte et de la vicomtesse de Turenne. Ce fut le cas pour Aliénor de Comminges, le 16 mars 1350, quand il accompagna Bertrand de Cosnac, évêque de Lombez, à Perpignan, pour régler les ultimes détails de son mariage.

De même que le 26 janvier 1352, lorsque Guillaume III Roger de Beaufort lui dressa une procuration ainsi qu’à son cousin Aymar d'Aigrefeuille pour aller prendre possession de la ville et de la baronnie de Pertuis et autres places à lui données avec pouvoir de confirmer les privilèges accordés aux habitants, établir des officiers et recevoir les hommages et serments de fidélité.

Démis de sa charge de Recteur du Comtat, en 1353, par Innocent VI, Hugues et son épouse allèrent s’installer en Auvergne puisqu’on le retrouve, au cours de l’année 1367, faisant reconstruire le donjon et l’enceinte de Tournoël.

Il reprit sa place à Avignon sous le pontificat de Grégoire XI. Le 12 octobre 1372, le pontife, qui l’avait nommé Maître de son Hôtel, l’envoya en Lombardie, avec le titre de conseiller, rejoindre Raymond de Turenne et Nicolas Roger de Beaufort qui guerroyaient contre les Visconti.

Au cours du mois de février 1373, comme le pape exigeait la comparution des Visconti à Avignon, Jean-Galéas, comte de Vertus, voulut plaider la cause de son père Galéas auprès du pape. Il partit vers Avignon escorté de Raymond de Turenne, de Hugues de la Roche et d’Amanieu de Pomiers, capitaine du cardinal-légat Pierre d’Estaing.

Lors de leur retour en Lombardie, le 21 mars, Hugues et Amanieu informèrent officiellement Bernabò Visconti que, ni lui ni son frère n’avaient à espérer une quelconque mansuétude pontificale.

Hugues de la Roche fit partie du convoi militaire qui escorta Grégoire XI lors de son retour à Rome. Ce fut lui qui, en juillet 1377, escorta le pape vers sa résidence d’Anagni en compagnie de son neveu Raymond de Turenne et Guy de Pruynes, Sénéchal de Beaucaire.

Un an plus tard, en mai 1378, avec son fils Gérald, il défendit le château Saint-Ange que lui avait confié Raymond de Turenne. Ils allaient tenir cette forteresse pendant quatorze mois.

Le Grand Schisme d’Occident ayant relancé sur le plan religieux la Guerre de Cent Ans dans la Flandre, le roi Charles VI fit appel à tous ses barons pour combattre Flamands et Anglais partisans d'Urbain VI.

Au début septembre 1383, Hugues de la Roche fit partie du clan des Roger de Beaufort qui reprit Bourbourg. Il était accompagné de Raymond de Turenne, Guillaume III Roger de Beaufort, Marquis de Canillac, Guérin d’Apcher et Louis II de Poitiers-Valentinois. Il fut démobilisé le 22 septembre, jour du cassement général. Ce fut sa dernière campagne. Il se retira en Limousin où il décéda dans le courant de l’année 1398.

Hugues de La Roche renforce les fortifications du château de Tournoël, notamment le grand donjon circulaire du XIIIe siècle, auquel il ajoute un chemin de ronde (vers les deux-tiers de sa hauteur, sous la forme d'un parapet crénelé supporté par des machicoulis) et un couloir de protection l'entourant à sa base.

  * Nicolas

Son fils, Nicolas de La Roche, lui succède en 1398. Il épouse en 1404 Alix de Chauvigny, fille du seigneur de Château-Rocher. Ils ont un fils aîné, Jean de La Roche, qui épouse en 1419 Louis de La Fayette ; Jean reçoit Tournoël en dot, sous réserve d'usufruit. Il est tué à la bataille de Verneuil en août 1424 à l'âge de 22 ans. Il laisse trois enfants. Lorsque Nicolas de La Roche meurt en 1428, ses autres fils contestent à la veuve de leur frère Jean la propriété de Tournoël. Après occupation du château, la sénéchaussée le met sous séquestre pour attendre le règlement de justice. En 1429, le château est remis à la veuve Louise de La Fayette et à ses enfants ; l'aîné, Antoine de La Roche obtient le château à sa majorité.

  * Antoine

Antoine de La Roche habite Tournoël avec Jeanne de Vieuville (cousine d'Agnès Sorel) qu'il avait épousée en 1448. C'est durant cette période que le couple embellit l'architecture intérieure de la forteresse pour la transformer en demeure (ouverture de fenêtres, décorations de style Renaissance, etc.).

Lorsqu'éclate la révolte des nobles, la ligue du Bien public, contre Louis XI, Antoine de La Roche ne s'associe pas aux partisans de Charles le Téméraire. Louis XI le récompense en le nommant conseiller et chambellan de la cour. Antoine de La Roche entre en rivalité avec Jean II, duc de Bourbon, son suzerain, qui avait participé à la ligue du Bien public. En 1478, comme Antoine refuse de lui rendre hommage, Jean II de Bourbon le fait incarcérer à Moulins, puis à la Conciergerie à Paris. Le duc de Bourbon met Tournoël sous séquestre et sa garde l'occupe. À cette occasion, on dresse un inventaire détaillé des meubles du château. Deux ans plus tard, en 1480, un arrêt du Parlement ordonne la restitution du château à Antoine de La Roche. Mais Jean de Bourbon saisit le château de Tournoël une nouvelle fois en 1487, sous prétexte que ses gens y auraient été malmenés ; un an plus tard, la saisie est levée. Antoine décède en 1493.

  * Jean

Son fils Jean lui succède. Il est l'époux de Françoise de Talaru (famille forézienne).

Jean de La Roche, épouse Françoise Dubois et meurt en 1501 en ne laissant qu'une fille :

  * Charlotte

Charlotte de La Roche de Tournoelle épouse en 1509 Jean d'Albon (°1472-†1559), fils de Guichard, seigneur de Saint-André et Anne de Saint-Nectaire, dont une fille Marguerite, qui suit, et deux fils Jacques (maréchal de France) et François (évêque de Limoges).


  * Jean

Jean d'Albon, seigneur de Saint-André, meurt en 1549.

  * Jacques

C'est son fils Jacques, homme de guerre et favori de la cour, né vers 1505 au château de Saint-André en Roannais, qui hérite de Tournoël. Jacques épouse Marguerite de Lustrac, dame d'honneur de Catherine de Médicis. Jacques est fait maréchal de France en 1547 et sera connu dès lors sous le nom de "Maréchal de Saint-André". Il se distingue dans les guerres contre les Espagnols et les guerres de religion, car c'est le commencement des troubles de la Réforme en France.

Portrait de Jacques d'Albon vers 1562.
Le 19 décembre 1562, il bat les huguenots à la bataille de Dreux, mais il en perd la vie. Il vient rarement dans sa propriété de Tournoël, sauf à l'occasion de son entrée dans la ville de Clermont-Ferrand, en sa qualité de nouveau gouverneur de l'Auvergne. Sa fortune immobilière est considérable et se compose de plus de cinquante châteaux. Il est d'ailleurs seigneur de Saint-André, marquis de Fronsac, comte de Vallery, baron d'Aubeterre, mais aussi dans le Puy-de-Dôme : baron d'Herment et seigneur de Miremont.

  * Marguerite

Jacques n'a qu'une seule héritière, Catherine d'Albon de Saint-André, demoiselle de Tournoël, demoiselle d'honneur de la reine Catherine de Médicis. Fiancée d'Henri le Balafré, le fils du duc de Guise, elle est morte mystérieusement en juin 1564, au couvent de Longchamp près de Paris. Son décès fait passer Tournoël en 1564 à sa tante, Marguerite d'Albon de Saint-André (sœur du maréchal de Saint-André) qui est veuve du baron Artaud de Saint-Germain d'Apchon, chevalier de l'ordre du roi, lieutenant général et gouverneur du Forez, Auvergne et Bourbonnais.


  * Un acte spécial daté de 1575 investit le fils d'Artaud de Saint-Germain d'Apchon, Charles, de la baronnie de Tournoël. Charles d'Apchon est né à Poncins le 12 mars 1546. Il se marie en 1579 avec Lucrèce de Gadagne, fille de Guillaume de Gadagne, seigneur de Bouthéon en Forez et sénéchal de Lyon, et de Jeanne de Sugny.

Le ménage de Charles d'Apchon et de Lucrèce de Gadagne réside au château de Tournoël, au moment où les événements des guerres de religion éclatent. À proximité, la ville de Riom et l'abbaye de Mozac soutiennent dans un premier temps le parti de la Ligue tandis que d'Apchon rejoint en 1582 l'armée royale.

La famille de Montvallat.

  * Gabrielle d'Apchon

Héritière de Tournoël, elle épouse le 9 juin 1645 au château d'Abret à Captial Jean-Charles de Montvallat.

  * Jean-Charles de Montvallat

Bien que seigneur, il est aussi un bandit qui est arrêté à son château de Tournoël, incarcéré à Clermont et condamné par les Grands jours d'Auvergne à 8 000 livres d'amende. Il aura trois fils et trois filles.

  * Pierre-Priest de Montvallat (1662-1724)

Il est reconnu pour avoir deux liaisons et des bâtards, avant de se marier en 1708 à Diane-Françoise de La Rochelambert, fille de Charles, seigneur de Montel et de Gilberte de Salers, qui lui donne trois filles :

  * Françoise-Gilberte, mariée en 1734 à Charles-Joseph de Naucaze, fils de Claude, seigneur de Saint-Cernin Page d'aide sur l'homonymie, et de rose de Hautefort ;
  * Claude, religieuse ursuline à Clermont ;
  * Élisabeth, mariée en 1747 à Jean-Baptiste Dufau, fils de Jean, secrétaire du roi, seigneur de Saint-Cernin Page d'aide sur l'homonymie, et d'Isabeau de Pyronnenc de Saint-Chamarand.

La famille de Naucaze.

De son mariage en 1734 à Volvic avec Charles-Joseph de Naucaze, Françoise Gilberte de Montvalllat eut trois enfants qui ne laissèrent pas de postérité:

    * Jean-Baptiste, auquel on ne connaît pas d'alliance;
    * Gabrielle, mariée avec Antoine Jean Louis de Peyronnenc de Saint-Chamarand, seigneur de Veyrières (à Sansac (Cantal));
    * Godefroy de Naucaze, baptisé le 2 août 1739 au château d'Azinières, à Salers, marié le 21 novembre 1764 dans la même ville, avec Marie-Françoise d'Escorailles, fille d'Annet de Scorailles de Mazerolles, baron de Salers, gouverneur pour le roi du Château de Crèvecoeur, en Haute-Auvergne. Il était seigneur pour moitié de Tournoël, ainsi que du château de Naucaze, à Saint-Julien de Maurs.

La famille de Chabrol.

Guillaume-Michel Chabrol (°1714-†1792), avocat du roi au présidial de Riom, descendant de Basmaison, auteur du meilleur commentaire de la Coutume d'Auvergne, conseiller d'État, anobli en 1767, par lettres patentes de Louis XV, est le dernier seigneur en titre de Tournoël. En effet, confirmant la nuit du 4 août 1789, le décret de la Convention nationale du 17 juillet 1793 « supprime sans indemnité toutes les redevances seigneuriales et les droits féodaux».

Propriétaire actuel.

Le château a été racheté en août 2000, aux descendants de la famille de Chabrol, par Claude Aguttes, commissaire-priseur dont l'hôtel des ventes est à Neuilly-sur-Seine. Depuis il entreprend une restauration totale de l'édifice : couverture des salles, dallage des cours, remise en état des fenêtres, réfection des maçonneries.


Sources : Wikipédia 

Montrognon

Tour ruinée.

Montrognon (Montronho en occitan, latinisé au Moyen Âge en Mons Rugosus) est un puy volcanique culminant à 699 mètres d'altitude, situé dans les communes actuelles de Ceyrat, Romagnat et Beaumont près de Clermont-Ferrand. Le sommet, actuellement boisé (résineux), était encore découvert au début du XXe siècle.


Architecture.

Le sommet de Montrognon vers 1900,
carte postale ancienne (avant 1904).
La tour ruinée qu'on y voit encore, bâtie à la fin du XIIe siècle et de forme circulaire, fut le siège d'une seigneurie dont les seigneurs (appartenant à la famille d'Opme) étaient vassaux des dauphins d'Auvergne établis dans la châtellenie voisine de Chamalières. Au XIIIe siècle et encore dans la première moitié du XIVe siècle, plusieurs maisons, blotties au pied de la tour, forment un village.
Vue l'hiver sans neige

Le village ne semble pas survivre aux crises de la seconde moitié du XIVe siècle (pestes, ravages perpétrés par les routiers). Quant au château, il est démantelé dans le cadre de la politique entreprise par Richelieu contre la noblesse.

Faune.

Les pentes de Montrognon comportent des pelouses sèches méditerranéennes, au sein desquelles on trouve notamment diverses espèces d'orchidées. Une partie du site est préservée et gérée par le Conservatoire d'espaces naturels d'Auvergne, le CEPA. Le site est également intégré au réseau Natura 2000.





Sources : Wikipédia 

lundi 17 janvier 2011

Vollore-Ville


La Forteresse, dont subsiste de nos jours l'imposant donjon Roman, fut construite au XlIéme siècle par l'ancienne famille de Vollore. Le château  passe ensuite aux familles de Thiers, de Chazeron et au XVIIéme siècle, les Montmorin le transforment et lui donnent son aspect actuel. Dans la même famille depuis 2 siècles, le château de Vollore est aujourd'hui, en Auvergne, la demeure vivante des descendants du Général de La Fayette. On y trouve de rares collections de souvenirs de la famille de La Fayette et de la Guerre d'Indépendance américaine.



vendredi 14 janvier 2011

La Batisse


Le Château de La Batisse, situé sur la commune de Chanonat, s'élève au creux de la vallée de l'Auzon, située au pied du plateau de Gergovie.

Le château ne comprenait à son origine, qu'une simple tour de défense, construite au XIIIème siècle.

Au XIVème siècle, trois autres tours furent adjointes à la première puis réunies par des corps de bâtiment, constituant un véritable château-fort, avec sa cour d'honneur et son bayle.

En 1622 sur les ordres du cardinal de Richelieu les murs d'enceinte de La Batisse, ainsi qu'une tour furent rasés.

Les mâchicoulis et les créneaux des trois tours restantes furent également détruits.

Vers 1633, les tours du château sont coiffées de calottes à lanternon.

Le château a été restauré à la fin du XVIIème siècle dans le goût de l'époque, avec un jardin en terrasses, au style classique. (Sources et photos : Lacorreze com


Histoire.

Le Château de La Batisse s'élève au creux de la vallée de l'Auzon, sise au pied du plateau de Gergovie où Vercingétorix fit entrer l'Auvergne dans l'Histoire.

Le fief de La Batisse appartient au passé de l'antique bourgade de Chanonat qui fût aussi un gîte étape pour les pélerins se rendant à St Jacques de Compostelle. Cité dans les actes depuis 1308, La Batisse n'a changé que deux fois de propriétaire avant de se fixer, à la fin du XVIIème siècle, dans la famille Girard de Chasteauneuf ancêtres par alliance des propriétaires actuels, les Arnoux de Maison Rouge, vieille famille de robe, connue à Riom depuis le XVIIème siècle.

Le château ne fût à son origine, qu'une simple tour de défense, construite au XIIIème siècle et qui, avec celle du Crest, de la Roche Blanche et la forteresse d'Opme, constituait la ceinture de défense au sud de Clermont-Ferrand.
Au XIVème siècle, trois autres tours furent adjointes à la première puis réunies par des corps de batîment, constituant un véritable château-fort, avec sa cour d'honneur et son bayle. En raison de sa situation au coeur de la vallée, les défenses de cette maison forte pouvaient tout au plus prévenir des attaques éventuelles mais sûrement pas tenir un siège face à un ennemi organisé, rôle dévolu aux forteresses de hauteur, de fondations féodales, comme l'étaient les puissants châteaux voisins du Crest et d'Opme, hissés au-dessus de la Limagne, en sentinelles au débouché de plusieurs vallées.

En 1622, Richelieu pacifia l'Auvergne en rasant les grandes places fortes telles que Montpensier, au nord de la province, et Usson au sud, et démantela un certain nombre de petits châteaux. Sur l'ordre du Cardinal, les murs d'enceinte de La Batisse, ainsi qu'une tour furent rasés. Les mâchicoulis et les créneaux des trois tours restantes furent également détruits. A la suite de ces démolitions, vers 1633, le propriétaire coiffa de calottes à lanternon les tours du château dont il surmonta l'une d'elles d'une girouette portant ses armoiries.
Dès l'acquisition du château par les Girard de Chasteauneuf, à la fin du XVIIème siècle, le château fût restauré dans le goût de l'époque et pourvu d'un jardin en terrasses, au style classique, d'une harmonie parfaite, agrémenté de broderies de buis et de charmilles. Sa conception est accomplie par l'école LE NÔTRE. L'orientation des bâtiments est parfaite et l'ensemble dégage un charme méridional unique en Basse-Auvergne qui séduit tous ses visiteurs. (Le Château de La Batisse



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